Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Journalistes sans frontières

Publicité
Archives
Derniers commentaires
Journalistes sans frontières
  • Journalistes en fin d'études, voici un patchwork de nos articles et reportages réalisés. Bientôt nous volerons vers le Mali. Une nouvelle expérience journalistique que nous attendons avec impatience. Ce blog offrira le meilleur de nos travaux.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
19 juin 2008

C'est la fin !

Comme tout le monde le sait déjà nous sommes revenues un peu avant l'heure. Elo était bien malade, elle nous a ramené des petites bactéries sympatosh dans son intestin. Désormais, tout va bien. On a passé deux mois de fou au mali. Une expérience inoubliable ! J'ai juste des photos à mettre en ligne de nos deux dernières semaines sur place. Et puis j'ai aussi deux trois choses à rajouter qu'en tant que journaliste je me dois de dire. Au niveau de la médecine, il est clair que là-bas c'est un business et non un devoir. Tout le monde s'accorde à le dire, les médecins français les premiers. Ceux qui travaillent pour le centre médico-social en relation avec l'ambassade de France au Mali.
Je vais vous donnez un exemple révélateur d'une corruption évidente qui ne se cantonne pas uniquement à l'administration.
Lorsque nous avons été malade à crever avec Elo, nous avons du aller aux urgences de la clinique Pasteur de Bamako. C'était un dimanche en fin fin d'après-midi. J'avais plus de 40 de fièvre et n'arrivais pas à tenir debout.
Lorsque vous êtes blanc, ils en profitent et vous surtaxent les prestations. Avant même de diagnostiquer quoi que ce soit on nous a présenté une note qui s'élevait tout de même à 150 000 Francs CFA par personne. Gigantesque ! Si l'on pouvait payer alors nous avions le droit, je dis bien le droit d'être soignées. En clair, si vous n'avez pas d'argent vous pouvez crever sur place ! Nous avons accepté, j'étais trop mal et me vidait. Seulement nous avons négocié pour rester le minimum possible à la clinique. Nous avons été perfusé. Là encore, ça été tout une épreuve. Je ne sais pas s'ils ont réellement suivi des formations ou s'ils aprennent comme ça, à l'arrache comme on dit. Cela dit j'ai hurlé, la personne m'a piqué dans ma plus petite veine que j'avais dans tout le corps, donc autant dire que le liquide qui coulait ne passait pas très bien... On se sent pas très bien du tout, surtout lorsque l'on connaît la médecine française et ses structures. Elo, elle au début a refusé d'être perfusée mais au bout du compte, elle l'a fait. Cependant pour elle, l'aide soignant l'a carrément râté, et elle pissait le sang. On est restée 4 heures le temps que notre fièvre baisse mais il est vrai qu'on ne savait toujours pas vraiment ce que l'on avait. J'oubliais la note était de 200 000 francs cfa quand même, ce qui équivaut à 2 000 francs français. Nous n'avions que 130 000 sur nous. Ils nous ont dit de repasser demain pour leur donner le reste. ce que nous n'avons pas fait. La clinique n'a jamais rappelé pour réclamer son du. Conclusion, ils nous ont bien arnaqué ! Le lendemain pour finir mon chapitre sur la médecine business au Mali. martin, mon fiancé qui était venu nous rendre visite pour 10 jours a lui assez été malade. Cette fois, je l'ai emmené au centre médico-social. Une doctoresse française nous a reçu. Verdict, il avait une intoxication alimentaire tout comme nous. Et surtout, lorsqu'elle est venue s'installer au Mali c'était pour travailler à la clinique Pasteur. Elle a vite déchantée car au lieu de pratiquer son métier, la médecine généraliste, on lui demandait de ramener de l'argent. "Je ne taxais pas assez les malades, m'a-t-on dit", nous a-t-elle raconté. "Tu soignes d'accord mais tu fais payer très cher pour ça, a-t-elle ajouté. Une abérration pour nous. dans notre pays les médecins font le serment d'hypocrate. je suis devenue médecin parce que j'avais envie de soigner les gens, par conviction, par amour des autres. Je suis partie très vite de la clinique". Dur non ? Au Mali, les malades ne se soignent pas ou bien ils font appel à la médecine traditionnelle s'ils en ont la possibilité. L'âge moyen de mortalité au mali est de 41 ans. Il est vrai que la mortalité infantile fait baisser cet âge aussi mais ça peut peut-être vous donner une idée quand même. Marche ou crève ! Ils n'ont pas le choix. J'ai eu et j'ai encore beaucoup de mal à comprendre ce fonctionnement. Personne ne fait rien, encore moins le gouvernement qui est mouillé dans toutes ces combines. Tiphaine Bellambe

Quand j'aurai un peu de temps, je mettrai un autre article sur la corruption et sur la main mise qu'a la Lybie et plus particulièrement Mr Kadhafi sur Bamako et le Mali. je mets aussi les albums aujourd'hui. Bon visionnage et bonne lecture à tousTiphaine.

Publicité
13 mai 2008

Une algue pour lutter contre la malnutrition dans le cercle de Bandiagara

Développer la production d'une algue appelée la spiruline c'est le pari qu'ont fait ANTENNA TECHNOLOGIES France et plusieurs associations pour lutter contre la malnutrition des enfants du Mali. Fort du bon fonctionnement de trois fermes à spiruline déjà créées, une quatrième est en cours de réalisation à Bandiagara. La construction des bassins et du puit de la quatrième ferme à spiruline ont débuté fin avril 2008. Située pour celle-ci dans le village de Bandiagara dans la région du pays Dogon, elle a pour objectif de développer la production d'une algue, la spiruline, utilisée en complément alimentaire pour lutter contre la malnutrition des enfants. INSPIRAFRICA, porteuse de ce projet, le réalise sous l’égide d’ANTENNA TECHNOLOGIES France qui a délégué son chargé de mission Daniel PONCHANT pour la technique, la pratique, la formation et la construction des fermes. ANTENNA TECHNOLOGIES France, association créée en 2002, a pour mission bien plus que la simple implantation de ce type de ferme puisqu'elle s'occupe également du développement et surtout du suivi des sites de production de spiruline. L'objectif final est de lutter d'une part contre la malnutrition, d'autre part de créer une activité économique locale. "L'Idée de créer cette ferme de culture de spiruline sur Bandiagara est venue de la rencontre avec une femme exceptionnelle", explique Françoise Jambe-Rambert, secrétaire de l'association Inspirafrica. Cette femme n'est autre que Yaïguéré Tembély. Cette descendante de la famille fondatrice de Bandiagara, très populaire au pays Dogon. Yaïguéré Tembély alias Fifi, se bat notamment à travers sa propre association YA-G-TU acronyme de "Yam-Girobolo-Tumo" (Association pour la Promotion de la Femme), qui a vu le jour en 1987. Composée d'une soixantaine de femmes d'origines et de religions diverses, l'objectif de celle-ci est d'améliorer la vie au quotidien de la population. L'alphabétisation, la sécurité alimentaire, ou encore l'environnement sont autant de domaines dans lesquels interviennent toutes ces femmes dans le pays Dogon. "J'ai rencontré Fifi la première fois en octobre 2003 à Irely lors de la visite de Jacques CHIRAC reçu par le Président Amadou Toumani Touré. J'ai tout de suite lié une profonde amitié pour cette Présidente d'association Dogon. C'est ainsi qu'Inspirafrica a été créée en juin 2007 tout spécialement pour aider Fifi Tembély dans sa lutte contre la malnutrition", précise Françoise Jambe-Rambert. Inspirafrica a demandé pour se faire, de l'aide à Vincent Guigon, le directeur technique d'ANTENNA TECHNOLOGIES France. Celui-ci a accepté un partenariat technique. C'est sur un terrain de 2500 m2 appartenant à l'association " Yam-Girobolo-Tumo" que la ferme de culture de spiruline est en train de s'implanter après des études de faisabilité. Le challenge est lancé : produire et diffuser la spiruline, cette algue exceptionnellement nutritive. La malnutrition, cause importante de mortalité infantile au Mali D'après les enquêtes réalisées par les Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le taux de mortalité infantile dans un pays tel que le Mali, est deux fois plus élevé que la moyenne mondiale. Sans oublier qu'encore aujourd'hui près de 40% d'enfants maliens âgés de moins de cinq ans souffrent d'insuffisance pondérale. Pour pallier à ces déficits, une solution rapide en terme de production et très efficace existe, la spiruline. Jacques Falquet, chercheur et membre d’Antenna Technologies, basée en Suisse, a réalisé de nombreuses études sur les valeurs nutritionnelles exceptionnelles de cette algue. Il a démontré entre autre que « 2 g de spiruline par jour pendant six semaines suffisent à combler les carences d’un enfant ».  Grâce à sa teneur en acides aminés essentiels B-carotène, fer, calcium, minéraux, acides gras essentiels, la spiruline apparaît comme l’un des plus efficaces compléments alimentaires dont la consommation est possible à tous âges. Il suffit de l’ajouter à son alimentation quotidienne. Un autre avantage non négligeable de la spiruline est sa facilité à cultiver. Pour se faire, ANTENNA TECHNOLOGIES France a minutieusement mis au point des systèmes de culture en bassins dédiés aux régions tropicales. A l’aide de matériaux simples présents sur le sol africain, il est très aisé de l’exploiter localement. La solution idéale est donc toute trouvée : développer la production de la spiruline. Aussi bien pour l’association " Yam-Girobolo-Tumo", dont la présidente est une native du pays Dogon, que pour les trois membres fondatrices d’Inspirafrica dont le siège se situe en France. Les résultats escomptés pour la ferme du village de Bandiagara Daniel PONCHANT, chargé de mission d'ANTENNA TECHNOLOGIES France suit le bon déroulement des différentes étapes de construction. En ce qui concerne le financement : «  nous n'avons pas tout le financement et nous recherchons bien entendu des fonds. Nous menons des actions ici en France pour nous procurer le maximum d'euro mais ce n’est pas une mince affaire », insiste les fondatrices d’Inspirafrica. Cependant, le but ultime de cette ferme est d’une part de fournir un complément alimentaire de qualité à l’hôpital, aux dispensaires et aux associations de Bandiagara. Ce projet a ainsi obtenu le soutien du Dr Cissé, médecin chef du district sanitaire de Bandiagara. Dans un deuxième temps, cette ferme va pouvoir créer une nouvelle dynamique économique durable pour les femmes de l’association " Yam-Girobolo-Tumo", qui en seront les exploitantes. En terme de production selon ANTENNA TECHNOLOGIES France, cette installation va produire pour l’année 2008, 500 kg de spiruline, ce qui correspond à des traitements pour 5.000 enfants. Puis dans le meilleur des cas, 450 m² seront cultivés courant 2009 au lieu de 250m² en 2008. Ainsi, la production atteindra les 900 kg par an, soit un traitement pour 9000 enfants. Malgré tous les efforts entrepris pour améliorer la situation alimentaire en matière de qualité et non en quantité, reste un défi majeur : promouvoir et faire accepter ce mode de nutrition auprès de la population malienne. Tiphaine Bellambe
9 mai 2008

Concert en hommage à Bob Marley au Musée National de Bamako

Jeudi 08 mai en fin d'après midi au Musée National de Bamako a eu lieu un concert en hommage à Bob Marley. C'est Coco Dembélé, un artiste très apprécié des maliens qui a donné le ton. Les maliens de tous âges, de tous bords sont venus en masse vibrer en l'honneur de Bob Marley. Le très attendu Coco Dembélé a fait son apparition vers 17h00. Accompagné de ses musiciens et de sa choriste, il a ouvert le concert avec une chanson connue et reconnue de Bob Marley, "No woman no cry". Sans aucun doute, l'ouverture a été merveilleusement choisie et interprétée. On ne pouvait rêver mieux. Il est évident qu'en Afrique, la culture de la musique est profondément ancrée dans les veines. Les maliens ont le rythme dans la peau. Dès les premières notes, c'est plus fort que tout : qui dit musique, dit danse. Les rastas largement représentés n'ont pas hésité à se produire devant Coco Dembélé. Sans oublier les jeunes, les plus âgés qui ont également fait honneur à Bob Marley. Coco Dembélé pour sa part est un artiste à la générosité exacerbée. Avec sa voix enchanteresse, envoûtante, aux vibes sans conteste reggae, il a fait revivre pendant un court moment la légende de Bob Marley et ses convictions. Coco Dembélé a su avec passion mettre en avant ce pourquoi Bob Marley s’est battu toute sa vie : la paix, l’amour et l’égalité des races. Pendant plus d'une heure, le Musée National a frémi au rythme du reggae. Le concert s'est terminé sur l'attroupement collectif autour de Coco Dembélé. Tous, étaient transits de bonheur. Hommage réussi à la légende du reggae.Tiphaine
9 mai 2008

Nouvel album : concert en hommage à Bob Marley

J'ai mis sur le blog un nouvel album de photos du concert qui a eu lieu hier après midi au Musée National de Bamako. Un hommage à Bob Marley réussi ! Le chanteur que vous voyez sur les photos se nomme Coco Dembélé, un rasta. Tout le monde a dansé et chanté durant plus d'une heure sur les vibes reggae. C'était très sympa ! Bonne découverte ! Bisous à tous. La semaine prochaine je mettrai en ligne mon enquête sur la création de la deuxième ferme à spiruline au pays Dogon. La spiruline est une algue très riche, utilisée en complément alimentaire pour lutter contre la malnutrition des enfants. A très vite Tiphaine

7 mai 2008

Griots et Slammeurs, une seule parole

Slammeurs et Griots ont partagé, mardi soir, la scène du CCF. Une rencontre entre poètes, roi de l'improvisation et du jeu de mot, et le dépositaire de la tradition orale, pour un résultat étonnant et moderne. Griots et Slammeurs ont investi la scène du CCF pour un concert-expérience ce mardi soir. "Le lien entre ces deux mondes artistiques c'est la parole", explique Frédéric Deval, responsable des musiques orales et improvisées de la fondation Royaumont, partenaire de l'évènement. Des artistes maliens, kabyles et français ont offert une véritable création artistique où la diversité des langues s'est effacée derrière l'unité de parole et des mots. Le Slam, en plein essor en Occident, est une poésie urbaine improvisée et un art d'expression populaire oral signifie en argot américain "la claque", "l'impact". Il s'agit de percuter l'auditeur avec les mots et les gestes pour l'émouvoir. De son côté, la tradition griotique joue sur l'improvisation des chants de bienvenue ou de louange. La rencontre de ces deux mondes a permis de faire sonner ensemble les mots, les rythmes et sonorités. Les harmonies africaines et occidentales étaient articulées autour de plusieurs instruments comme le balani, la kora, le djembé, le goni mais aussi le saxophone, la trompette et les cordes vocales du human beat box. Un peu poètes, acteurs et musiciens, Médéric Collignon, Guillaume Orti, Abdel Haq, Dgiz, Lazare, le rappeur malien Lassy King Massassy, Blackiss, Mamadou Sissoko, Ballaké Sissoko, Adama Yalonba, Zoumana Tereta et le griot Nampe Sadio, ont livré un spectacle musical comique et théatrale. Ils ont fait rire avant d'émouvoir l'auditoire sur les thèmes de l'amour, de la rencontre, l'addiction à la drogue et la solitude. Les artistes ont communiqué, à travers leurs textes, avec le public pour un concert ludique et animé. Les orateurs ont mis en scène leurs fugues poétiques pour donner lieu à de véritables scènes de vies. Mouvements de bras, de jambes, expressions faciales, le moindre détail était travaillé pour impliquer le spectateur et l'inviter au voyage. Le Slam, à mi-chemin entre discours et expression corporelle, a dispensé une énergie des plus contagieuse. Comme l'a chanté Nampe Sadio en ouverture du concert, quand Farafi et Toubabou se rencontrent, le succès est certain. La prochaine rencontre, prévue les 18 et 19 octobre, traversera les frontières en direction de la France, à l'Abbaye de la fondation Royaumont. Elodie Je vous mets un album photo de cette soirée qui fut fort sympathique. A très vite Tiphaine
Publicité
2 mai 2008

Quelques photos du défilé du 1er mai à Bamako

Hier matin nous avons défilé pour la fête du travail. Voici quelques images. Bisous à tous Tiphaine et Elodie.
29 avril 2008

Les noces viciées du Nonmon de Ongoiba, écrivain malien : Dilemme entre modernité et tradition au Pays Dogon

Un écrivain remet en question les traditions ancestrales des Dogon. Cette semaine le jeudi du CCF a accueilli Hamidou Amorou Ongoiba, un auteur originaire du Pays Dogon. Qui, aurait pu mieux que lui, écrire et retranscrire la culture des Dogon puisqu'Hamidou est né en 1945 à Pétaka dans le cercle de Douentza. Cette culture qui est aussi l'exemple même de la culture traditionnelle africaine. Dans son ouvrage "Les noces viciées du Nonmon", l'auteur démontre que même dans des régions reculées comme le pays Dogon, la modernité vient secouer et parfois détruire des traditions ancestrales. "Mon roman peut interpeller tout autant la nouvelle génération que les aînés. Pour les plus jeunes, c'est l'occasion de découvrir certains rites méconnus ou inconnus", explique Hamidou Ongoiba. C'est aussi ce point précis que soulève l'écrivain : le dilemme entre modernité et tradition dans une époque où la jeunesse, du fait de l'immigration, fait l'amalgame entre les us et coutumes de leur pays natal et celui d'adoption. La question de l'identité est donc remis en cause. En Afrique, un pays où l'on vit toujours au rythme des saisons, et où la tradition orale est précurseur, il n'est pas permis d'oublier ses racines. Alors comment réussir à allier les deux ? Ce roman décrit une tradition séculaire qui consiste à sacrifier tous les 7 ans une jeune fille. Pour éviter le malheur, et conjurer le sort, il est d'usage de faire ce types de sacrifices. Jamais personne n'avait simplement pensé un jour que l'on pouvait les remettre en cause ou encore les modifier. Pour nous occidentaux, ce genre de pratiques apparaissent comme de la cruauté. "Aujourd'hui les valeurs orales ne sont plus les mêmes, on les juge en fonction du siècle dans lequel on vit. Ces sacrifices existent depuis la nuit des temps. Tout le monde enviait la famille dont la jeune fille était choisie pour être sacrifiée. C'est un honneur, une fierté, une victoire !", justifie Hamidou Ongoiba sur le caractère cruel du sacrifice. Son héros, lui, a modifié partiellement ce rite. A la place de faire sacrifier sa fille, car cette année-là, c'est elle qui a été choisie, il a mis un animal. Une véritable révolution ! Il démontre par cet exemple qu'en changeant certains éléments d'un rituel, il ne disparaît pas mais évolue ainsi que les mentalités en se modernisant. Tiphaine Bellambe "Les noces viciées du Nonmon" aux éditions Jamana, écrit par Hamidou Amorou Ongoiba, écrivain malien.
29 avril 2008

Des nouvelles des deux malades

Voilà c'est fait nous sommes toutes les deux malades. Nous sommes donc en repos cette semaine à la maison. Je me suis levée de mon lit une petite heure pour poster ce message et mettre en ligne un album sur la conférence d'élo, son dernier article mis en ligne et moi je vais mettre un papier sur un écrivain vous pourrez y voir ces quelques images. Bon sinon nous allons bien en tout cas mieux. Pour ma part j'ai attrapée le palu mais différent de celui que l'on connaît. Il ne donne pas de crise toute la vie et une fois que c'est soigné c'est bon. Pas d'inquiétudes donc. Elo elle a un panari, pas top non plus. Il faut qu'elle le fasse percer à la fin de la semaine. Voilà sur ce tout va mieux vraiment. Gros bisous à tous et à très vite pour de nouvelles aventures Tiphaine
24 avril 2008

Un mot sur la remise de prix des lauréats du concours d'orthographe

Vous pourrez consulter l'article que j'ai écrit pour l'Essor précédemment. Evidement, il y a certains points que je ne peux soulever dans mon article pour le quotidien national. Je m'explique. En réalité cette remise de prix était un enregistrement pour la prochaine émission télévisée "En toutes lettres". C'était comme d'habitude très folklorique. Je me dis dans ces moments-là qu'heureusement que ce n'est pas un direct. Tout est approximatif, le public hurle, réagit, parfois on entend pas les personnes présentes sur le plateau. Les micros fonctionnent une fois sur dix. Pour les caméras, il en est de même. Constament il faut refaire des prises, le présentateur coupe alors les interlocuteurs et aboient sur les techniciens. Bref, c'est si différent du fonctionnement des télés chez nous où tout est réglé à la minute près, écrit et préparé minutieusement. Dans mon article je décrit les trois phases de cet enregistrement. La première consistait à l'explication du barême et des notes ainsi que les fautes les plus courantes aperçues dans les dictées. Comme vous l'a dit Elodie, nous avons halluciné. Quelques exemples de fautes de vocabulaires : "de visu" écrit devisus, "hamac" écrit amaque, "nazarien" écrit nasarien, "toubib" écrit toubibe et j'en passe... J'avoue qu'on ne peut être qu'interpeller par le manque de connaissance et de l'analphabétisme ou encore l'illétrisme. Sur les 148 participants, la grande majorité était des étudiants post bac, 6 seulement étaient lycéens. Sans oublier qu'il y avait également des fonctionnaires de plus de 30 ans. C'est vraiment très grave ce qu'il se passe ici au niveau de l'éducation. Nous avons l'impression avec élo que de jour en jour, nous découvrons de nouvelles difficultés et problèmes surtout étatiques. Comment des gens qui n'ont rien peuvent penser à aller à l'école, lire, écrire, alors qu'ils n'ont rien. la première chose lorsqu'ils se lèvent comme nous disent souvent les maliens ici, c'est d'aller travailler, vendre tout et n'importe quoi, n'importe où, pour pouvoir manger. C'est un peu comme pour l'écologie, comment leur demander d'avoir une conscience écologique alors qu'ils vivent dans la misère, dans des habitations d'une asalubrité inimaginable. Je pense qu'il ne faut pas tout mélanger. Nous nous disons souvent qu'au Mali, il y a tout à faire... Le problème est que pour arriver à faire une minuscule action quelle qu'elle soit, nous nous confrontons à des milliers d'embûches. C'est réellement déconcertant ! Je me suis laissée prendre à mes ressentis, j'en reviens à mon épisode sur la remise des prix. La deuxième phase s'est concentré sur les opinions d'une dizaine de participants sur ce concours ainsi que les difficults qu'ils ont rencontre. Ils viennent un par un s'exprimer à un micro installé sur des marches, autant vous dire que c'était épique, un vrai périple puisqu'il y avait des gens de partout, plus exactement le parcours du combattant. Je pense qu'à ce moment précis je me suis vraiment rendue compte qu'ils ont beaucoup de mal à s'exprimer dans un français correct. Il est vrai que les étudiants pour certains n'ont pas encore fait leur rentrée, un an de perdu en clair. L'école privée en pleine expension. l'école publique ne fonctionne plus ou presque plus et l'ensignement dispensé n'est pas de qualité du fait que les enseignants ne sont plus rémunérés. C'est un massacre ! Plus d'éducation, plus d'évolution. Tout stagne et ça n'a pas l'air de s'arranger, bien au contraire. le gouvernement se décharge de toute responsabilité. Les enseignants, de leur côté, ne veulent pas reprendre le travail s'ils ne sont pas payés. Logique ! Nous ne sommes plus trop étonnées, c'est une aberration, un dysfonctionnement de plus qui s'ajoute à une longue liste. Bonne lecture, à très vite, bons baisers à tous de Bamako où il fait toujours plus de 40 degrés à l'ombre. Tiphaine
24 avril 2008

Une remise de prix saluée par tous

Mercredi 23 avril 2008 en fin d'après-midi à la Bibliothèque nationale s'est déroulée la remise de prix aux lauréats du concours d'orthographe. La salle était comble et la satisfaction d'un tel concours en vue d'encourager l'initiation à la lecture pour tous, a été chaudement saluée. Amadou Konaté, présentateur de l'émission "en toutes lettres", a animé hier à la Bibliothèque Nationale de Bamako, la cérémonie de remise des prix du concours d'orthographe qui avait eu lieu dimanche dernier. 148 personnes, lycéens, étudiants, fonctionnaires, ont participé à cette initiative. Le 23 avril 2008 était aussi la journée nationale du livre, une symbolique importante pour tous les partenaires tel que l'Unesco ou le représentant du ministère de la culture du Mali qui a précisé : " nous saluons l'initiative d'un tel concours. Au nom du ministre de la Culture, nous nous engageons à perpétuer ce type d'événements qui permet de promouvoir la lecture de livres". Cette remise de prix qui sera diffusée très prochainement dans l'émission "en toutes lettres" s'est déroulée en trois parties. Monsieur Amadou Konaté a dans un premier temps demandé aux deux correcteurs officiels du concours, qui font également partie de l'Association Malienne des Professeurs de la Langue française, de s'exprimer sur le choix du barème et les difficultés principales rencontrées par les participants durant la dictée. "Nous avons choisi d'enlever un point pour une faute de grammaire et un point pour une faute d'orthographe. Les critères étaient rudes mais nous avons gardé le cap dans nos choix de correction", a expliqué l'un des deux examinateurs. "En ce qui concerne les fautes les plus vues dans les copies, nous avons relevé principalement des fautes de vocabulaire. Nous en avons conclu que pour la majorité des participants, ils ne lisent pas assez, ne connaissent pas l'orthographe de mots à usage quotidien", ont-ils ajouté. ce concours d'orthographe a donc révélé l'importance de promouvoir et d'inciter dès le plus jeune âge, les maliens à lire tous types d'ouvrages, du roman noir au polar en passant par la BD jusqu'au roman à l'eau de rose. Fierté et enthousiasme des participants Laisser la parole à tous les participants qui souhaitaient s'exprimer sur leurs ressentis, leurs impressions, était la deuxième phase de cette remise de prix. On retiendra que tous ont manifester leur encouragement pour la réalisation de ce genre d'initiatives. L'un d'entre aux a même précisé que : " ces concours organisés peuvent révéler des talents cachés, c'est une chance pour nous et notre peuple". Sur la dictée en elle-même chacun a eu des difficultés diverse et variées comme "mots inconnus, rapidité dans lecture de la dictée donc obligation d'extrême concentration, barème trop sévère du fait des complexités grammaticales, etc". Hommes et femmes sont ainsi passés un par un afin de faire connaître au public leurs avis sur cette compétition, des expériences enrichissantes qui révèlent des envies profondes de bouleversements dans l'éducation nationale, ou plus exactement l'encouragement aux études pour tous les maliens quels qu'ils soient. Une remise de prix aux lauréats acclamée Le premier prix a été attribué à un étudiant de Flash (faculté des arts et des sciences humaines). C'est le représentant du ministre de la culture qui lui a remis en main propre des cadeaux : un dictionnaire Robert Junior, un ouvrage sur le Mali, et bien sûr des livres d'écrivains maliens. Fier et ému, le jeune homme est resté sur scène et a attendu l'annonce des noms des lauréats suivants. C'est un fonctionnaire, un technicien supérieur des affaires sociales qui décrochent la deuxième place. En troisième position, deux execo, une lycéenne en 12ème année et un étudiant de la Flash. "Le constat de ce concours reste toutefois alarmant", s'est exclamé Monsieur Samassekou Ibrahim de la fondation de l'enfance. Il reste encore un long chemin à parcourir pour résoudre les problèmes de l'école au Mali. Tous les partenaires en ont pris note et souhaitent réfléchir ensemble à des solutions puisuqe la faute n'incombe pas qu'aux étudiants. Un concours révélateur et bénéfique pour de futurs changements des mentalités sur l'éducation au Mali . Tiphaine
Publicité
1 2 3 4 5 > >>